Qu’est-ce qui peut causer une fausse couche ?

L’origine d’une fausse couche peut être différente dans chaque cas, et généralement indépendante de toute volonté. Dans cet article, découvrez ce qui cause les fausses couches et sachez comment éviter les risques qui pourraient vous faire perdre votre enfant pendant la grossesse. 

Avec de profondes répercussions émotionnelles, une fausse couche peut certainement être un drame dévastateur. Notamment, l’ignorance des raisons qui a provoqué l’interruption de la grossesse est l’un des aspects les plus difficiles à vivre. Et dans de nombreux cas, en particulier lors de fausses couches précoces, la détermination de l’origine peut pourtant être difficile. 

Bien que les couples qui subissent une fausse couche se blâment eux-mêmes, ces derniers n’ont probablement rien fait pour que cela arrive. Dès lors, voici les raisons qui peuvent potentiellement provoquer une fausse couche et sachez comment réduire le risque.

Pourquoi les fausses couches se produisent-elles ?

Une des causes les plus fréquentes de fausse couche est une anomalie génétique de l’embryon. Toutefois, plusieurs autres facteurs peuvent aussi en être à l’origine, notamment les troubles thyroïdiens, le diabète, les troubles immunologiques, l’abus de drogues et plus encore.

Les anomalies chromosomiques

Selon des études, soixante-dix pour cent des fausses couches du premier trimestre et vingt pour cent des fausses couches du deuxième trimestre sont attribués à une anomalie dans les gènes du fœtus. Pendant la fécondation, le spermatozoïde et l’ovule rassemblent chacun vingt-trois chromosomes pour s’emboîter parfaitement. C’est un processus complexe et la moindre anomalie génétique ou chromosomique engendre une fausse couche.

Bien que certaines anomalies chromosomiques comme la trisomie vingt et un soient compatibles avec la vie, d’autres troubles chromosomiques ne le sont tout simplement pas. Génétiquement, les fausses couches causées par des anomalies chromosomiques surviennent le plus souvent chez les femmes de plus de 35 ans. C’est parce que tous les ovules d’une femme sont présents dès la naissance et vieillissent avec elle. Par ailleurs, l’âge paternel peut également jouer un rôle. 

La fréquence des fausses couches chez les femmes de moins de vingt ans est d’environ douze à quinze pour cent. Ce chiffre est doublé à mesure que la femme approche la quarantaine. Aucun traitement n’est envisageable pour prévenir une fausse couche due à une anomalie chromosomique. Et dès que la fausse couche a commencé, aucun recours ne peut être engagé.

Les troubles thyroïdiens

L’hypothyroïdie comme l’hyperthyroïdie peuvent entraîner des problèmes d’infertilité ou provoquer des fausses couches. Dans les cas où la fonction thyroïdienne d’une femme est basse, son corps essaiera de compenser en produisant des hormones qui peuvent potentiellement annuler l’ovulation. Inversement, une thyroïde qui produit trop d’hormones peut interférer avec la capacité de l’œstrogène à faire son travail. Par conséquent, cela peut rendre l’utérus défavorable à la fécondation ou entraîner un saignement utérin anormal.

Le diabète

Les femmes atteintes de diabète doivent être surveillées par leur médecin ou un endocrinologue afin d’optimiser le contrôle de leurs taux de sucre. Les diabétiques insulinodépendants non contrôlés au cours du premier trimestre sont des personnes à suivre de près. Entre autres, ce genre de cas peut potentiellement entraîner des anomalies congénitales majeures.

Les complications physiques

Les problèmes physiques avec la mère sont une cause moins fréquente de fausse couche. En particulier, cela se produit habituellement au cours du deuxième ou du troisième trimestre. En voici quelques exemples.

  • Les fibromes utérins peuvent interférer avec l’implantation ou l’approvisionnement sanguin du fœtus.
  • Certaines femmes naissent avec un septum, une anomalie utérine rare liée à une fausse couche.
  • À la suite d’une chirurgie ou d’un avortement de deuxième terme, certaines femmes peuvent développer des bandes de tissu cicatriciel dans l’utérus. Ce tissu cicatriciel peut empêcher un ovule de s’implanter correctement et peut empêcher le flux sanguin vers le placenta.

À l’aide de radiographies spécialisées avant la grossesse, le médecin peut déterminer les anomalies utérines. La plupart des cas peuvent être traités, ce qui réduit le risque d’avoir une fausse couche.

Les troubles de la coagulation sanguine

Tout comme les anomalies physiques, les fausses couches dues à des troubles de la coagulation sanguine sont plausibles. Comme le facteur V de Leiden, ce sont des cas plus rares, mais toujours à considérer.

Les déséquilibres hormonaux

Parfois, le corps d’une femme ne produit pas assez de progestérone. Pourtant, cette hormone est nécessaire pour que la muqueuse utérine puisse soutenir le fœtus et favoriser la fixation du placenta. Les tests de dépistages ne sont pas systématiques puisque le cas n’est pas très courant, sauf si la femme a fait plusieurs fausses couches auparavant. 

La consommation de drogues, d’alcool ou de tabac pendant la grossesse

Certaines habitudes de vie comme l’abus de drogues, la consommation d’alcool et le tabagisme pendant la grossesse sont à l’origine de fausses couches précoces. L’optimisation de votre état de santé avant votre grossesse pourrait vous aider à réduire le risque d’avortement spontané.

Les troubles immunologiques et les maladies chroniques

Des études indiquent que certaines maladies auto-immunes jouent un rôle dans les fausses couches, en particulier les fausses couches à répétitions. Bien que le rôle exact des facteurs immunologiques dans les fausses couches soit compliqué à cerner, la façon la plus simple de le comprendre est que le corps n’accepte tout simplement pas la grossesse. Certaines recherches ont révélé que certains anticorps pourraient être l’une des causes les plus courantes de fausses couches répétitives. 

Entre autres, le lupus est une maladie auto-immune qui peut augmenter la possibilité d’une fausse couche. C’est souvent en raison des anticorps antiphospholipides que ces femmes disposent dans leur organisme. Hypothétiquement, jusqu’à cinq pour cent des femmes peuvent potentiellement être porteuses de ces anticorps. Le test pour le syndrome antiphospholipidique est recommandé pour toute femme qui a fait plusieurs fausses couches successives, ou une naissance prématurée avant trente-quatre semaines. 

Si une personne présente ces anticorps dans son organisme, des traitements existent pour réduire le risque de fausse couche et de perte de grossesse. En outre, plusieurs autres maladies chroniques peuvent être liées à des fausses couches. Des recherches indiquent que les maladies cardiaques, les maladies rénales et les maladies du foie accroissent les risques. 

Les facteurs de risque

Voici d’autres facteurs qui peuvent augmenter votre risque de faire une fausse couche.

  • La listeria est une bactérie qui peut être présente dans les viandes insuffisamment cuites, les œufs crus et les produits laitiers non pasteurisés. 
  • Comme un accident de voiture, un traumatisme de la mère peut aggraver la situation d’une grossesse.
  • Certains médicaments sont à éviter pour les femmes enceintes.
  • Chez une femme de plus de trente-cinq ans, la conception peut potentiellement comporter des risques.
  • Les infections telles que la maladie de Lyme sont à craindre lors d’une grossesse.
  • Une étude sur la pollution de l’air a révélé qu’une exposition accrue à court terme au dioxyde d’azote était corrélée à un risque accru de fausse couche.
  • Une fièvre élevée en début de grossesse est néfaste pour l’embryon âgé de moins de dix semaines.

Comment réduire les risques de faire une fausse couche ?

Dans de nombreux cas, les fausses couches ne peuvent pas être évitées, surtout pour certaines anomalies chromosomiques. Les médecins conseillent de renforcer votre santé avant de concevoir. En général, les femmes qui envisagent d’avoir une grossesse devraient d’abord consulter leur médecin pour revoir leurs conditions physiques. Ensuite, ce dernier s’assurera que toutes les vaccinations sont à jour, de conseiller sur l’alimentation adéquat tel que limiter ou éliminer l’alcool et la caféine dans leurs habitudes alimentaires. Les professionnels de la santé conseillent à ceux qui consomment des drogues récréatives d’arrêter pendant deux à trois mois avant d’essayer de concevoir. Malgré cela, gardez à l’esprit que même si tous ces conseils ont été suivis, la probabilité de faire une fausse couche n’est pas écartée.

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